FERRARI SUPERAMERICA

La mode est au coupé-cabriolet. Chaque constructeur qui propose un cabriolet dans son catalogue se convertit à ce concept inauguré en par le roadster Mercedes SLK et démocratisé avec succès par Peugeot et sa 206 CC. Ferrari avait déjà inauguré une Ferrari découvrable V12 avec la 550 Barchetta. Mais pour sa nouvelle production limitée à 500 exemplaires, Ferrari a cette fois-ci repris le système du toit pivotant Fioravanti. Un concept séduisant et si simple qu’il en est surprenant…

En 2001, Ferrari avait inauguré un décapsulage de sa 550 Maranello et l’avait appelé Ferrari 550 Barchetta. C’était en réalité un cadeau de Pininfarina qui avait souhaité célébrer les 70 ans de collaboration avec Ferrari à sa manière. Vendue à l’époque 1,4 millions de francs (214 000 euros) et limitée à 448 exemplaires, avec Michael Schumacher comme parrain, la Ferrari 550 Barchetta rencontra un vif succès auprès des passionnés et amateurs du Cavalino Rampante. Alors avec un système de toit amovible simple et astucieux, Ferrari va ré-éditer le coup de la Ferrari à moteur V12 découvrable. Mais avec la Ferrari 575 M, c’est un label prestigieux qui va resurgir du passé : ” Superamerica “. Pour les jeunes passionnés peu au fait des productions anciennes de Maranello, les Ferrari Superamerica étaient dans les années 60 des Ferrari d’exception (plus encore que la production habituel dont le public s’émerveillait pourtant déjà) à moteur V12 et finition améliorée. Les carrosseries de Pinfarina étaient souvent avantageuses et la plupart des autos étaient vendues aux grands de ce monde. De nombreuses têtes couronnées se portèrent acquéreurs de ces autos. Aujourd’hui, la cote des Ferrari Supermarica est inestimable et il faut patienter longuement qu’un propriétaire soit obligé de s’en séparer. Pour sa Superamerica 2005, Ferrari est donc parti d’une Ferrari 575 M Maranello standard dont le V12 de 5,7 litres voit sa puissance portée à 540 ch. Comme sur la version fermée, la 575 Superamerica peut être équipée de la boîte F1 ou de la classique boîte mécanique à 6 rapports et en option, l’un des 500 clients privilégiés pourra opter pour le kit Handling GTC (Cf. dossier Ferrari 575 GTC) qui comprend outre une suspension adaptée, des freins en céramiques. Le prix annoncé supérieur de 20 à 25% à celui de la version fermée ne comprend donc pas le kit Handling GTC en série ! Dommage, car vu l’exclusivité de l’engin, nous aurions souhaité que la Superamerica bénéficie de tous les raffinements techniques possibles dans le catalogue Ferrari. Ainsi équipée, la Ferrari 575 Superamerica est annoncée pour 320 km/h et vient donc se placer dans le peloton de tête des roadsters les plus rapides du marché.

UN TOIT SIMPLE, ORIGINAL ET ASTUCIEUX !
Le point fort de la Ferrari 575 Superamerica est bien entendu son toit amovible qui n’est pas rétractable comme sur les coupés-cabriolets. Imaginé au départ par Leonardo Fioravanti, un ex-designer de Ferrari, et présenté sur un concept car Alfa Romeo Vola en 2001 au salon de Genève, ce toit a fait l’objet d’un dépôt de brevet par Leonardo Fioravanti (Système Revocromico). Articulé juste derrière les sièges arrières au niveau des appuie-tête, le panneau en fibres de carbone et verre électrochromique s’ouvre électriquement en se retournant. Il ne faut au conducteur que 10 secondes pour laisser les premiers rayons de soleil caresser son visage. Une fois le toit pivoté et retourné, il se pose sur la malle arrière. Avec ou sans toit, la Ferrari 575 Superamerica conserve donc toujours la même capacité de chargement pour les bagages. Mais ce toit amovible présente une autre particularité intéressante. Son toit intégralement vitré et développé en collaboration avec Saint-Gobain, autorise donc une luminosité appréciable dans l’habitacle mais également cinq teintes d’assombrissement différentes. En effet, le conducteur par une simple commande peut faire varier le passage de la luminosité pour aller jusqu’à l’opacité totale suivant le principe électrochromique. Dans les deux cas, ces innovations sont simples et astucieuses, mais encore fallait-il qu’elles soient appliquées à l’automobile. Et comme premier banc d’essai en ” série “, c’est sur une Ferrari que cela est inauguré. Rien que pour cela et le résultat final, cela méritait amplement que Ferrari réemploie le label ” Superamerica “. Une réussite assurément qui rappelle à tous que la nouveauté ne rime pas toujours avec électronique débordante ou cinématique compliquée.

Options du véhicule

  • +Air conditionné
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